Aïssata Tall Sall rassure : « La situation est calme, elle est sous contrôle »

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La ministre sénégalaise des Affaires étrangères Aïssata Tall Sall a assuré jeudi que le gouvernement maîtrisait la situation malgré les tensions récentes à un an de la présidentielle, et a réfuté toute restriction des libertés.
Lors d’un entretien avec quelques journalistes de la presse étrangère dont l’AFP, elle a minimisé ces tensions comme récurrentes à l’approche d’élections présidentielles comme celle de 2024.
« Ceux qui s’inquiètent à l’extérieur, il faut qu’ils se rassurent », a-t-elle dit.
« La situation est calme, elle est sous contrôle, le Sénégal est un pays calme, c’est une grande démocratie, une démocratie un peu turbulente qui nous a habitués, à chaque veille d’élection majeure (…) à voir çà et là des foyers de tension », a-t-elle déclaré.
Le pays réputé comme un rare îlot de stabilité dans une région troublée est en proie depuis des mois à une confrontation de plus en plus tendue entre la majorité présidentielle de Macky Sall et le camp de l’opposant Ousmane Sonko.
L’incertitude sur le dénouement de dossiers judiciaires contre M. Sonko et l’éventualité de son inéligibilité d’une part, le flou entretenu par M. Sall sur sa candidature ou non à la présidentielle nourrissent la crispation. Celle-ci a donné lieu à des heurts et des centaines d’arrestations, notamment chez les partisans de M. Sonko.
« Nous avons eu un problème d’ordre public, qui n’en a pas », a dit la ministre en imputant la faute à l’opposition. Mais elle a assuré qu’une « majorité écrasante » voulait des « élections transparentes, régulières et acceptées », et que le président Sall en était le garant.
Quant à l’interdiction de manifestations et l’arrestation d’opposants qui inquiètent les organisations de défense des droits humains, « nous sommes dans un pays où les libertés sont exercées de façon libre et indiscutable (…) Nous sommes dans un pays ou la justice fonctionne normalement et en toute indépendance », a-t-elle dit.
Elle a rejeté comme « des clichés » les affirmations du contraire.
Elle s’exprimait le jour où M. Sonko était jugé pour diffamation. M. Sonko a été condamné à deux mois de prison avec sursis, une peine qui préserve son éligibilité selon ses avocats.

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